Bien ÊtrePilatesStudio Pilates

IL Y A PILATES ET… « PILATES »

De l’importance de savoir où l’on met les pieds.

Il y a Pilates et...

J’ai rencontré des propriétaires de gyms qui faisaient sauter leurs clients sur des ballons et qui leur faisait croire qu’il participaient à des séances de Pilates. J’ai vu des instructeurs de Pilates qui suivaient des séances pré-formattées qu’ils appliquent à toute personne qui franchit le seuil de leur studio. J’ai connu des coachs qui préparaient à l’avance leurs séances pour l’année à venir. En effet, il y a Pilates et… « pilates ».

Jusqu’en l’an 2000 le nom Pilates était affublé d’un ™ (trademark) et seuls ceux et celles qui sortaient d’un programme très spécifique avaient le droit d’usage du nom. Même ceux qui s’étaient entrainés avec Joseph Pilates lui-même n’avaient pas le droit d’utiliser le nom Pilates et avaient le devoir de rajouter « méthode inspirée de la méthode Pilates » au descriptif de leur formation.
En 2000, après 4 ans de procédure, Sean Gallagher -qui avait déposé le nom Pilates-, pert son procès et la justice américaine déclare que le nom Pilates désormais fera référence à une méthode d’exercice et le nom tombera dans le domaine public.
Le bon côté est que ceux et celles qui sont passés par un programme de certification intensif et sérieux ont alors la possibilité d’appeler leur méthode ‘Pilates’.
Le moins bon côté étant que n’importe qui peut désormais décider d’appeler son travail ‘Pilates’.

À mon retour en France, j’ai contacté un « coach » sur St Rémy de Provence, ravi d’avance de pouvoir partager avec un autre professionnel.
La discussion téléphonique se déroula à peu de choses près ainsi:
Moi:  Bonjour, je m’appelle Olivier et je vois sur votre brochure que vous proposez du Pilates. Je suis moi-même instructeur certifié et j’aurais aimé vous rencontrer et partager.
La personne au bout du fil: Ah oui. Ça marche très bien, je propose plusieurs séances en groupe et en individuel.
Moi: Personnellement, j’ai suivi la méthode Stott Pilates après une formation en ostéo. J’ai travaillé en centre de formation et je suis également clinicien aux États Unis. (Loin de moi l’idée de me vanter, simplement pour entamer la discussion sur nos formations respectives)
La personne au bout du fil: Ah… ben heu, en fait mon ex petite copine est allée faire un stage de weekend à Genève il y a quelques temps. Elle m’en a parlé, j’ai trouvé ça sympa et je me suis dit que ça serait sympa de le proposer à mes clients.
Moi -à ce stade là les mots commencent à me manquer et je me sens un peu bête: mais… heu… comment dire… vous n’avez pas fait de formation?
La personne au bout du fil: non
Moi: même pas, je sais pas… un weekend, un stage?
La personne au bout du fil: non
Et c’est ainsi que la discussion se termina. Nul besoin de dire que nous ne nous sommes jamais rencontrés.

J’ai conscience que je ne vais pas me faire que des amis avec ce genre d’article mais je pense qu’il est important, nécessaire, voire vital au regard de nos certifications et enseignements d’informer le grand public sur ces faits.
Oui, je tiens à défendre ma formation, mon école et mon enseignement. Pourquoi? Parce que ce sont des valeurs qui « tiennent la route« .

N’hésitez pas à demander ses diplômes à l’instructeur que vous rencontrez et qui vous propose des séances de Pilates.
Tout instructeur, toute instructrice dûment certifié(e) devrait fièrement et sans arrogance afficher ses certifications. Elle sont la preuve d’une formation intensive et spécialisée.
N’hésitez pas à vous renseigner sur les-dites formations et certifications avant de vous décider.
Un instructeur qui vous présente une attestation de formation d’un ou deux weekend n’offrira probablement pas la même qualité de travail qu’un autre qui vous présente une certification obtenue après 1, 2 ou 3 ans de formation.
Ne vous leurrez pas sur la qualité du travail proposé. Il sera proportionnel aux connaissances et au cheminement de cet instructeur que vous choisissez.

Qu’attendre de votre première rencontre?
Votre futur instructeur devrait déjà vous placer la méthode Pilates dans son contexte et vous parler de ses origines.
Il ou elle se doit de vous interroger sur votre état physique actuel et passé.
Une analyse de votre posture devrait vous être proposée. Joseph Pilates lui-même observait la posture de ses élèves afin d’adapter sa méthode. En fonction de ce bilan postural, des modifications pourront ainsi vous être conseillées.
Suite à ce bilan postural, une trame devrait être mise en place vous permettant un programme complètement personnalisé en accord avec vos objectifs et vos limitations.
Ce même bilan postural devrait vous être re-proposé au cours de votre évolution avec votre instructeur dans un interval de 6 mois à un an.

Que ce soit en groupe ou en séances privées, tous ces paramètres devraient être respectés.
Même pour des séances de groupe votre instructeur devrait vous proposer une première rencontre afin d’évaluer tous ces éléments.
Nous travaillons là sur le schéma corporel. Et pas que de notre sens proprioceptif de ce schéma corporel mais également sur les plans musculaires, tendineux ou encore bio-mécaniques. C’est très important et un professionnel ne peut pas, ne DOIT PAS prendre ce travail à la légère.

Une fois ces éléments clés respectés, vous pourrez vous investir « à corps retrouvé » à la découverte d’une méthode qui est bel et bien extraordinaire.
Joseph Pilates l’avait bien compris lorsqu’il avançait:
« after 10 sessions you will feel better, after 20 sessionsyou will look better and after 30 sessions you will have a new body! »
« Après 10 séances vous vous sentirez différent, après 20 séances, vous verrez la différence, après 30 séances vous aurez un corps neuf! »

Please follow and like us: